Nicolas Caloia  bass
Jean Derome  baritone saxophone and bass flute
Isaiah Ceccarelli  drums
Guillaume Dostaler  piano

Lori Freedman  bass clarinet  (3)
Yves Charuest  alto saxophone (7)

Artwork and design by Nicolas Caloia. Layout by Jean Martin
Recorded by Robert Langl1ois  24, 25 avril 2013, Studio 270, Montreal
Mixed by Nicolas Caloia and Robert Langlois
Mastered by Harris Newman
www.nicolascaloia.net
Tilting
Holy Seven





1 Wren  8:31
2 Stare  5:24
3 Flox 8:41 mp3
4 Drum intro 1:38   
5 Holy Seven Fields 11:05
6 Apart (for Conlon Nancarrow) 8:19 mp3
7 Locked 9:21
8 Novice 4:40 mp3

All compositions Nicolas Caloia and Tilting © SOCAN 2014
Nicolas Caloia gratefully acknowledges the financial support of the Canada Council for the Arts

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Tilting
Holy Seven
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Après un album autoproduit paru en 2011, le quatuor Tilting revient avec un enlevant deuxième disque sur Barnyard Records.

Le projet du contrebassite Nicolas Caloia s'avère être ici un jazz relativement accessible, aux confins du post-bop, du free-bop et du free-jazz,  sans être trop brusque, ni trop mièvre.

Les compositions proposent des thèmes simples, efficaces et bien amenés à l'ouverture, avant de laisser libre court à l'improvisation des musiciens pour un bref retour au thème en finale. Nous avons affaire à une communauté d'esprit, des amis et collègues possédant des dizaines d'années d'expérience à jouer ensemble et cela est palpable. Au saxophone bariton et à la flûte basse, nous retrouvons le toujours impressionnant Jean Derome, à la batterie Isaiah Ceccarelli, et Guillaume Dostaler au piano. Le quatuor sera complété sur un morceau par Lori Freedman à la clarinette basse, et sur un autre par Yves Charuest au saxophone alto. Personne n'en fait trop, tout le monde en fait juste assez.

La musique est très chaude, notamment en raison du choix du saxophone baryton chez Derome. Il semble y avoir une ligne directrice d'ensemble dans l'album, une cohérence interne rendant l'écoute agréable du début à la fin. Le tempo est plutôt moyen, voire même proche de la ballade, avec quelques déchirures par ci par là dans un enrobage assez mélodique, intelligible et instrospectif. La plupart des pièces (8 au total) durent entre 8 et 9 minutes, pour au final un peu moins d'une heure. Ainsi, les musiciens déposent tranquillement l'atmosphère avant d'éclater à mi-parcours. C'est un peu poreux et la réalisation rend un sentiment d'urgence, de direct. La clé demeure la qualité des compositions, exigeantes sous un couvert de simplicité. Notons la splendide pièce “Apart“, avec sa mélodie languissante portée par le sax de Derome et l'urgente Locked. Un disque d'après-midi, les fenêtres ouvertes et la brise d'été dans les cheveux, un livre en main.

Pour les amateurs de free-bop, de William Parker, Dewey Redman, Booker Ervin (pour la soul...)

**** sur *****
PUBLIÉ LE VENDREDI 30 MAI 2014 PAR MAXIME BOUCHARD / fringe buzz
Land of Marigold
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